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un artiste

à l'hôpital

"La vulnérabilité me bouleverse. Vraiment."

Parce qu’elle donne à voir l’humain, sans fards, sans masque.

Parce qu’elle est au cœur de notre condition humaine, quels que soient nos parcours ou nos rôles : c'est notre point de contact universel !

L’art, comme je le conçois, se désaltère à cette source : on ne fait pas de spectacles avec des personnages parfaits et linéaires, ils n’existent pas, ne nous ressemblent pas et personne ne peut s’y mirer.

Dans nos spectacles, on cherche la vie, et cette vie, elle sourd de la faille, de l’incident, de la rupture, de l’autre angle de vue, de l’étrange, du surprenant, de l’erreur féconde. Le fameux chaos qui fait naitre l’étoile dansante de Nietzche.

Si l’art transcende la vulnérabilité pour en faire un élan de vie à partager, il a donc toute sa place dans les lieux de soin. Il ouvre des espaces où se joue notre capacité collective à contempler la fragilité de l’autre, et à y reconnaitre la sienne.

Dans une société souvent marquée par l’injonction à la performance et à la réussite, L’Art de L’Autre propose une autre perspective : reconnaître la robustesse des parcours cabossés. La création ne nie pas les blessures : elle les constate, en prend soin, les raconte et les exprime pour ne pas qu’elles s’impriment. Elle redonne une voix, une présence et une identité à des personnes qui ont souvent perdu confiance en leurs capacités d’agir ou d’être au monde.

L’Art de L’Autre autorise chacun à exister et à réaffirmer sa dignité, à sortir d’une image de soi définie par la seule pathologie pour être simplement un homme ou une femme, imparfait.e mais capable.

Arnaud Guillou,

Directeur artistique

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